Fatigué d'écouter les infos !...où des putes et saines hauteurs, mi- sinistres, cons scéllés du Prince cachent leur impuissance à nous proposer un autre avenir que des écrans toujours plus HD aux résolutions inversement proportionnelle à leurs capacité d’actions.
La misère vue sur un 47" en 1920 x 1080 (HD TV 1080p)avec500 cd/m²ça t’à une autre gueule…surtout avec un contraste saisissant.
Plus le son est haute définition moins on entend les paroles et le cri des pauvre gens, mort de froid dehors, seuls, pendant que les prisons se remplissent et vomissent un peuple toujours plus délinquant, délirant.
Ecoeuré de savoir qu'on va remetre à flot les Dr Folamour de la finance en gage de leur incompétence.
Qu’on accorde aux patronat l'abaissement des cotisations en échange de la diminution de la durée des allocations chômage.
Ahuri de voir de plus en plus de gens obligés de "mendier" pour pouvoir nourrir leurs enfants.
Appeuré de comprendre que nous allons gaiement cautionner la combine qui consiste à nous faire travailler plus pour diminuer la durée de paiement de nos retraites et que le "droit" de refuser le travail du dimanche soit assimilé par une caste de castrés comme une rebelion contre le bon sens.
Frustré ne pouvoir rien faire et qu'en fin de compte, est-ce qu je veux le faire ?
"Il n'y a plus rien"
Nous déjeunons tous les matins un bouillon de conneries destiné à nous faire croire que la situation est en partie due à nos "rêves" et nos "belles années" effacant de nos mémoires que chaque petite parcelle de terre propice à la vie social était le fruit de mouvements solidaires d'ampleur ...
On essaye de nous fourguer des icones de bazar destinées à nous faire avaler la pillule d'une crise, que ce système, à défaut de solutions, nous intime de régler comme une dette que nous devons regler... entre nous.
Je pari que ma vie ressemble à votre !...
L'histoire bégaye.
"Il n'y a plus rien"
Il y eut un messager, il est venu d’ailleurs, enfin d’un autre ailleurs, d’une autre galaxie, en remontant le temps il nous a confié un texte, qui semble avoir été écris pour nous aujourd’hui plus que jamais, nous devons l’éccouter
Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.
Immobile... L'immobilité, ça dérange le siècle. C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse, en ces temps. Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti... C'est vraiment con, les amants. ... / ... Te marie pas ! Tu peux tout faire : T'empaqueter dans le désordre, pour l'honneur, pour la conservation du titre...
Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir !
Tu as droit, Citoyen, au minimum décent A la publicité des enzymes et du charme Au trafic des dollars et aux traficants d'armes Qui traînent les journaux dans la boue et le sang Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend Et si tu veux la prendre elle te fera du charme Avec le vent au cul et des sextants d'alarme Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant
Les mots... toujours les mots, bien sûr ! Citoyens ! Aux armes ! Aux pépées, Citoyens ! A l'Amour, Citoyens ! Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés ! Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas... C'est vous dire ! ... / ... Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis Roule Roule mon fils vers l'étoile idéale Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans La mue ça se fait à l'envers dans ce monde inventif Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain Retourne tes yeux au-dedans de toi Quand tu auras passé le mur du mur Quand tu auras autrepassé ta vision Alors tu verras rien ... / ... Monsieur ! Madame !
Laissez donc ces gens-là tranquilles Ces courbettes imaginées que vous leur inventez Ces désespoirs soumis Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller gagner VOS sous, Avec les poumons resserrés Les mains grandies par l'outrage et les bonnes moeurs Les yeux défaits par les veilles soucieuses... Et vous comptez vos sous ? Pardon.... LEURS sous !
Ce qui vous déshonore C'est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil Dans vos salles de bains climatisées Dans vos bidets déserts En vos miroirs menteurs...
Vous faites mentir les miroirs Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes Cravatés Envisonnés Empapaoutés de morgue et d'ennui dans l'eau verte qui descend des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre A un point donné A heure fixe Pour vos narcissiques partouzes. Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître ... / ... Et vous comptez vos sous En long En large En marge De ces salaires que vous lâchez avec précision Avec parcimonie J'allais dire "en douce" comme ces aquilons avant-coureurs et qui racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur et nivellateur qui empêche toute identification... Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les champions de l'anonymat.
Les révolutions ? Parlons-en ! Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer Parce qu'elles vous servent, Parce qu'elles vous ont toujours servis, Ces révolutions de "l'histoire", Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous interesser, Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre. Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne, Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés. Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il, Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites, à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.
Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions. Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier, Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas ? Et ces "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi, on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.
Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras ! La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis. Vous avez le style du pouvoir Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes Comme si vous parliez à vos subordonnés, De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous montre du doigt, dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise : "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper" Soyez tranquilles ! Pour la reptation, vous êtes imbattables ; seulement, vous ne vous la concédez que dans la métaphore... Vous voulez bien vous allonger mais avec de l'allure, Cette "allure" que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière, Et quand on sait ce qu'a pu vous coûter de silences aigres, De renvois mal aiguillés De demi-sourires séchés comme des larmes, Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer votre visage, Je me demande comment et pourquoi la Nature met Tant d'entêtement, Tant d'adresse Et tant d'indifférence biologique A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères, Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires Jusqu'aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire, Dans votre grand monde, A la coupe des bien-pensants.
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Et ce rien, on vous le laisse ! Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez, Nous, on peut pas. Un jour, dans dix mille ans, Quand vous ne serez plus là, Nous aurons TOUT Rien de vous Tout de nous Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse, Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles, Le sourire des bêtes enfin détraquées, La priorité à Gauche, permettez !
Nous ne mourrons plus de rien Nous vivrons de tout
Et les microbes de la connerie que nous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant De vos fumures De vos livres engrangés dans vos silothèques De vos documents publics De vos réglements d'administration pénitenciaire De vos décrets De vos prières, même, Tous ces microbes... Soyez tranquilles, Nous aurons déjà des machines pour les révoquer