Compliqué comme bonjour,
Rien est simple…tout se complique. Dès le matin par exemple, quand vous arrivez au bureau et qu’il s’agit de dire bonjour à vos collègues. Acte à priori simplissime. Sauf que non. Non, parce qu’il y a ceux que vous embrassez, ceux à qui vous tendez une main chaleureuse et amicale, ceux que vous saluez avec (ou non) le sourire.

La répartition s’est faite il y a longtemps, comme ça, sans que vous choisissiez vraiment, sans que leur sujet soit débattu. Sur des impressions du style : celui-là n’a pas l’air d’aimer mes bisou ; celle là n’est pas à toucher avec des pincettes au réveil . Ou parce que vos collègues vous ont imposé leur manières à eux de vous accueillir.
Du simplissime, on arrive au complexissime : que faire quand dans une même pièce se trouvent celui que vous embrassez, celui à qui vous tendez la main, celui que vous saluez de la tête, ? Il y a discrimination, même pas positive, C’est la panique. Alors vous nivelez tout par le bas :
Des bisous pour personne, un salut général. Moins discriminatoire. Avec le risque de froisser certains.
Décidément, quel est le facétieux qui a inventé la formule :
Simple comme bonjour ? !…
