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envie de partager un point de vue

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Le monde de la Terre

L’eveil



Es-tu "on-line" ?….


Me demandait sans cesse la petite voix sans sexe de mon inconscient
tandis que moi, sourd à ses imprécations, j’errais au hasard de ces rues bitumées, sans même une boussole ou une de ces cartes relevant la position des épaves sociales qui hantent nos trottoirs.

Es-tu "on-line" ?….

J’aurais dû m’alimenter à ce courant de pensées, à l’image de ces lignes qui équipent nos consciences, si rapides, si puissantes qu’elles nous conduisent plus vite encore  vers l’ennui et le vide sidéral de nos vies de pantins, petits morceaux de chairs articulés par des concepts bien huilés, manipulés par des envies trop grandes pour l’intérieur et dont les limites sont usées à force de traîner au sol.

Quand je serrai grand, je tuerai mon père !…..

Q’chott

otros dias, otros tiempos

Je lisais et relisais ce parchemin que j’avais découvert dans le grenier de ma maison de retraite, où j’avais eu la stupidité d’élire domicile durant ma jeunesse. Je ne comprenais pas la moitié de sa signification et peut-être même ne la comprendrais-je jamais, mais je sentais en moi le besoin impérial de découvrir la raison de cet émoi.

"Q’chott" (la vérité en Araméen), avait placé le verbe au centre de la mémoire et demandait aux enfants du rêve de l’activer quand viendrait le moment, pourvu que l’on sache écouter son désir et lire les signes que la vie nous propose.
Des signes !..J’en voyais partout, dans tout, la difficulté résidait dans le désir. A force de le maltraiter, il s’était dispersé en mille et un morceaux qui ne collaient même plus ensemble. Comme ces couples qui n’ont plus rien en commun, si ce n’est la cafetière électrique, quelques enfants pleins de désaccords et de troubles de la personnalité ainsi que le vague souvenir d’un animal de compagnie qu’ils ont cru aimer ensemble.
«Mon cœur, donne-moi un désir neuf. Voici venir une aventure qui peut m'obliger d'un instant à l'autre à faire usage de mes larmes, ou je ne m'y connais pas.»
En entendant cela, mon cœur se mît en devoir de me présenter l’objet de mon souhait, il ne trouvait qu’un amas d’envies plus ou moins d’actualité : aimer, même peu, même mal, aimer d’un impossible amour, jolie frimousse dissimulée sous le boisseau des souvenirs, les poches pleines d’on ne sait quoi, du moment qu’elles sont pleines. Les verres que l’on vide pour pouvoir les remplir, les parfums que l’on respire, la honte que l’on voudrait nettoyer à l’aide d’une âme propre, même si ce n’est pas la notre.
Faudrait faire le ménage, bordel !… Eût égard à la race porcine, j’aurais tendance à me croire dans une Psychoporcherie.



- Que  cherches-tu ?

Au fond c'est vrai ça, qu’est-ce que je cherche dans la vie ?….
Être aimé, heu .. non !, aimer ma femme; Non c’est pas ça non plus, bon sang !..qu’est-ce que je pourrais bien chercher moi ? Quelque chose qui ait de la gueule, pas ces conneries à deux sous, loto, jamon serrano, le dernier disque de Lalane….

Non ! Cherche bien garçon, c’est pas la fin du monde cette question !..

Et bien si, c’est la fin du monde…, pas du monde avec un grand "M", mais de ton monde personnel, du moins celui que tu croyais ton monde, parce que s’il l’avait vraiment été, tu ne chercherais pas autre chose.

Des chercheurs qui cherchent, on en trouve.
Des chercheurs qui trouvent, on en cherche.

C'est vrai ça, qu’est-ce que je cherche par ici ?…. Serais-je soucieux d’intelligence ? Voudrais-je me mesurer aux grand, au point de chercher, piteusement, bourgeoisement, à leur ressembler ?…

Je cherche le peu d’humanité qu’il me reste, cette chose ténue qui a bien failli mourir d’ennui à écouter mes silences, à supporter mes absences.

Je cherche l’enfant que je n’aurais jamais dû cesser d’être et dont je ne devrai plus jamais lâcher la main. Celui qui possède la clé de ma connaissance et qui se souvient du gout du gel, de l’odeur de l’herbe et des buissons d’épines, dont le grenier regorge de souvenirs un peu pâlis qui attendent les retouches de l’apprenti conteur.







Es-tu "on-line" ?….


Me répétait sans cesse la petite voix sans âme de mon subconscient.

Tandis que moi, ivre de rêves je parcourais le monde à la recherche de méchants sorciers,  je me découvrais  des ennemis visibles et invisibles, voulais en découdre avec des brasseurs d’air, des  légions déguisées en moutons. Dieu m’avait confié une mission, je devais être errant. Je baignais des jours semblables dans l’océan aimable et profond de mon ennui. Je ne voyais que tords à redresser, que silences à combler, qu’absences à remplacer et cet impossible amour au nom sucré.
Framboise !… Es-tu "on-line" ?  C’est à toi que cela est destiné, ma mémoire, comme un trou, me fuit. Qui ne me lit pas ?…Qui ne m’a jamais lu ?…




De quand date ce parchemin ? le futur me fait un signe, il semble si ancien, a-t-il de l’avenir ?.. On dirait que les choses nous poussent à choisir des horizons divers, à varier les désirs, comme si l’on devait sans cesse être autre chose que ce que nous sommes.

Je suis bien ici, on ne me demandera pas, plus tard, si j’ai été un bon Paul, ou un bon Jacques, ni comment vivaient les gens d’une certaine classe ou même, quels étaient les gouts des gens fins. On me demandera si j’ai été Tito, point.
Le serais-je ? Pour cela il faudrait que je le découvre ou le re-découvre, mais j’ai le souci qu’il ne prenne froid, il est enfouit depuis si longtemps que son épiderme doit ressembler à ces murs de soie japonais qui laissent apparaître les ombres dans leur mouvement. Il faudra que je me tienne loin, très loin du regard évaluateur de ceux qui excellent à détruire et à se détruire, et qui font peser la rage de leur insignifiance sur toute vie, pour la remplacer par des panneaux publicitaires ou des tas d’os blanchis. Jusqu’à présent je cherchais piteusement le signe de ma rentabilité. Ce que je cherche aujourd’hui est tellement mien que je n'ai plus aucune nécessité à le chercher.




- Comment est né ton désir ?



Ce désir est avant moi, depuis mes racines, peut-être même dès l’origine de l’univers. La particule cosmique qui navigue en mon sang porte les traces de ce noble combat devenu éternel. Pourquoi un combat ? Pour vivre, pour survivre ? Non pas comme un personnage du passé, décalé, fou. Mais en souvenir de ce que devrait être l’homme : valeureux, généreux, affable, intrépide.
Combattre les enjeux d’aujourd’hui : ˝ …vous êtes décalés, adaptez-vous˝…faites vous à l’idée que la vie n’est pas une épopée héroïque, mais une cuisine bourgeoise, où l’on se contente de manger, boire et regarder la télévision... Celui qui veut et qui a en lui autre chose, n’est qu’un imbécile et un Don Quichotte. ˝ disait Grégoire Callies


Es-tu "on-line" ?….


Me rappelle sans cesse la petite voix sans âge de mon temps.
Tandis que moi, aveuglé d’images enfantines je pénétrais en ces lieux, où des princesses au langage singulier, ivres, dînaient en compagnie de gentilshommes à demi-vêtus. Quand ces châteaux finissaient de se dissoudre dans les vapeurs des douze coups de minuit, je restais assombri, en proie à des fantômes. Où est donc cette ligne ? Ma folie n’est pas indifférence totale à la réalité, ni projection des mots des livres sur les choses. Elle se laisse prendre au piège des apparences, cela veut dire que, d’une certaine manière, elle prête attention au monde extérieur.
Es-tu "on-line" ?….Me demande l’oiseau qui ne sait plus voler….

- Comment est né ton désir ?

Quand on vit sous le régime atroce de la simple transaction, qui favorise le mépris mutuel, la générosité est incongrue.
Elle provoque l'hostilité, plus que la reconnaissance.

Pourquoi as-tu la méchanceté de leur dire :
« Je n'ai pas besoin de vous ; en rien » ?.

Si tu n'es pas directement engagé dans des opinions, des comportements, de même nature que les tiens, tu ne peux être ressenti, par eux, que comme un adversaire.

Toi, tu es davantage capable d'aller vers eux, qui mis un terme à tes frontières.

Alors qu'ils étaient encore tout désireux de t'ensanglanter, dès que tu t'es dévoilé à eux. Leur montrant même, pour les convaincre, ton sexe, aménagé suivant le même modèle que le leur.

Si tu ajoutes quelque chose, suivant la signification de ton nom, il t'appartient de ne pas t'intéresser exagérément à leurs limites, de ne pas être affecté par elles, et de les mener vers des cimes qu'ils n'ont pas même le courage ni la liberté d'envisager.



 

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S
Cette âme t'aura au moins aidé à continuer ce que tu as commencé. C'est déjà ça.
Répondre
T
<br /> c'est déjà ça en effet .. <br /> <br /> <br />
S
Je t'encourage à le faire.
Répondre
T
<br /> merci, je le dois à une âme peinée par les coins sombres de nos vies<br /> <br /> <br />
S
Je reviens de temps à autre relire ce texte... Je le trouve très beau. Et tellement vrai.
Répondre
T
<br /> Je suis content qu'il te plaise toujours,<br /> ce doit être parce que tu le lis avec tes yeux d'enfant, ou ton coeur de femme sans doute.<br /> Il me reste le chemin des 3 autres mondes à écrire, je crois que je vais m'y remettre.<br /> <br /> <br />